lundi 6 juillet 2009

.:savoir:. Gauss et Humbold


Oui, je l’avoue : je déteste Daniel Kehlmann.
car il a déjà publié huit livres, dont un best-seller, alors qu’il est de cinq ans mon cadet. On peut le voir comme on veut, mais je trouve cela plutôt mesquin de sa part. Je me suis donc appliquée à ne pas le lire, en prétextant que de toutes façons, je ne peux pas lire de roman à succès, ça me donne des courbatures dans le dos, et le hoquet, or je suis allergique au hoquet.

Seulement voilà, je me suis retrouvée sans lecture, et mon ami Till qui était de visite venait justement de finir un de ses romans et me l’a donné. J’ai donc lu « Les arpenteurs du monde », d’abord du bout des doigts, et puis de plus en plus goulûment.
Il faut le reconnaître, tout le questionnement de Daniel Kehlmann autour de deux grandes figures, coincées entre le XVIII et le XIXème siècle: l’explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859) et le mathématicien Carl Friedrich Gauss (1777-1855) est - il aimerait j’espère ce terme- charmant, faussement désuet, attachant et franchement drôle. Sous ces airs candides, le roman cache une structure moderne et astucieuse, une sorte de pied de nez historique. Et ses protagonistes sont deux merveilles de tyrannie domestique. A ne pas rater, l’ascension sans oxygène du Pichincha et du Chimborazo. Une très bonne lecture de plage en tous les cas, et un quizz pour ceux qui le liront :

Comment Humbold et Bonpland réussissent-ils à quitter l’île après la perte du bateau et de l’équipage ?
Je suis bien curieuse de voir vos idées sur la question!

PS: Bienvenus aux premiers membres de ce blog: Sarah, Fanfan, Isa et Maureen! Il semble que quelques questions soient dans l'air: maintenant que je suis membre, qu'est ce que je fais? Premièrement, noter quelque part son nom de membre et son code d'accès... on connait des candidats qui ne peuvent plus rentrer dans le blog (d'autres dans skype) parcequ'il ne savent plus leur login... Et ensuite, envoyer des commentaires, publier des messages avec des photos, sans photos, whatever!!

jeudi 2 juillet 2009

.:s'engager:. 1 Strasbourg interdit les cornemuses



Ce matin, en troisième page du quotidien espagnol La Vanguardia, on peut lire sur un quart de page que nos amis les écossais sont en colère contre l'Union Européenne: ses députés semblent avoir décidé qu'à partir de maintenant, le bruit maximum accepté en milieu professionnel sera de 87 décibel. Un point, c'est tout. Or, une cornemuse ou un biniou produit à lui seul 122 db. Ouille! Donc voyons voir, 25 cornemuses = 3050 bd pour un bagad de pros? Cette décision aurait donc pour fin de mettre un terme à l’interceltique? Et le journaliste de continuer, que cette décision n'est vraiment pas sympas pour les écossais, qui ont déjà du mal à se mettre à la sauce européennes, et puis il y a tellement de personnes qui n'en veulent plus de l'Europe, et, et, et, méchants parlementaires européens! Faut pas s'étonner que plus personne n'aille voter! Voleurs d’identité régionale! Bouh! Et puis en pensant soudain à tous les professionnels qui font du bruit musical, je me demande: Et les fanfares? Finis les fanfares? Adieu les majorettes? Oubliées à jamais la sardane, la gavotte? Et un orchestre symphonique qui joue le final d'une symphonie de Beethoven, voilà qui fait beaucoup, mais alors beaucoup de bruit! Donc hop, à la poubelle de l'histoire? Allez les musiciens, vous faites trop de bruit, au placard! Déjà les mobylettes et les marteaux piqueurs, on en a toute la journée, donc vous, chut! Et les mouettes alors!Ma première réaction est basique (il est encore tôt le matin) : vraiment, ils exagèrent en effet ces parlementaires, il y aurait tellement de réformes beaucoup plus importantes à faire en ce moment. Et puis par curiosité, je suis allée sur le site de l'UE, et quelques clics plus tard, c'est autre chose que j'avais en main: un exemple de non journalisme digne de torchons comme 20 Minutes et Metro, de la contre information complète : premièrement, cette décision de fixer la barre du bruit supportable en milieu professionnel à 87 Db, elle ne vient pas de se prendre comme prétend l’article, sinon l'acte législatif définitif date de Février 2003, il semble que le creux de l'été ou bien serait-ce le manque d'intérêt pour un attentat de plus à Bagdad force les journalistes à trouver des scandales là où il n'y en a pas. On lis dans ce texte entre autre très clairement exposé dans le cadre des dérogations, que dans les secteurs de la musique et du divertissement, les États membres seront autorisés à recourir à une période transitoire de 2 ans pour élaborer un code de conduite permettant aux travailleurs et employeurs de ces secteurs de respecter la directive. En clair: mettre des protections comme le font déjà beaucoup de musiciens sans y être obligés.Mais bon, c’est en effet plus rigolo d’écrire:
UNION EUROPÉENNE INTERDIT LES BINIOUS!
Moi, tant qu’ils ne touchent pas au Kouin Aman…


mercredi 1 juillet 2009

.:découvrir:. 1 c'est écolo mais c'est pas grave

A la recherche virtuelle de la maison parfaite pour héberger notre maison de retraite familiale commune, un jour, dans très longtemps (même si Mimi et Kiki veulent faire bande à part chez les Berlusconistes - buh!), je suis tombée sur quelques exemples vraiment étonnants d'architecture durable (maintenant c'est comme cela que l'on dit maison écolo, c'est choli hein, donc on sera pas des vieux schnocks radoteurs et guillerets dans une bicoque écolo, non, nous serons de dignes représentant du troisième age dans une maison durable... ben tient!). Car non, les maisons écolos, pardon, durables, ne doivent pas forcément avoir des airs de tipis géants et ne sont pas toujours habitées par des hollandais poilus et plutôt peu regardant dans les coins. Voici donc quelques exemples en forme de Top 5, histoire de nous inspirer pour quand nous en aurons les moyens:

5 - Maison dans les arbres de Andreas Wenning / Baumraum













4- Maison dans les pin de Kieran Timberlake Associates











3 - Modules autonomes de Cannatà et Fernandes










2 - Maison à Tamariu de Jordi Garcés













1
- Ring House de Makoto Takei et Chie Nabeshima













Et bien oui, elles n'en ont pas l'air, mais elles sont toutes écolos ces maisons. Le top du top en économie d'energie, recyclage, matériaux, système de chauffage, éclairage, en veux-tu-en-voilà. Ahlala, les verts ne sont plus ce qu'ils étaient, voui, tout fout le camps, des vrais bobos maintenant... mais bon, on peut commander un tipi aussi si vous préférez. Ou six. Et puis de toutes façon on les louera plutôt, parceque Michel aime pas le concept de propriété privée. Espèce de Babacool va! Hugh!





mardi 30 juin 2009

.:écouter:. 1 Elvis Costello – “Secret, Profane and Sugarcane”


Elvis Costello – “Secret, Profane and Sugarcane”
Il avait déjà touché un peu à tout : Punk, Reggae, Rock, Jazz, ou Pop, tous les styles semblaient lui convenir. Dans son nouvel album, c’est maintenant à la liga de Johnny Cash qu’il s’attaque : le Country et le Blues sont les deux grandes nouveautés dans “Secret, Profane & Sugarcane”.
Le Britannique de 54 ans est donc parti avec sa guitare pour Nashville où il a rassemblé les meilleurs musiciens autours de son acolyte T Bone Burnett, avec qui il avait déjà travaillé 1986 pour son album « King of America ». Burnett avait de son coté établie sa notoriété en travaillant avec les frères Cohen pour la musique du film « Oh Brother Where Art Thou ».
Mais cela suffit-il pour que ce nouvel album ne s’enlise pas dans le ronron un peu ennuyant d’un dimanche après-midi d’Avril ?
Oui et non.
Oui, son style est comme d’habitude irremplaçable, incomparable, inimitable. Oui, les textes sont souvent sublimes, oui il sait parler d’amour sans être ridicule, oui, on a envie de réécouter tout de suite certains titres comme 'She Handed Me A Mirror'. Mais non, ce n’est pas la grande émotion d’un « «North ».
Sans être un must absolu, cet album est un exercice de style plein de références, d’humour et d’une pointe de cynisme qui vaut la peine d’être écouté, du moins pour ceux d’entre nous qui l’aiment déjà, et ceux qui apprécient Leonard Cohen, Kurt Weil ou Johnny Cash.

jeudi 25 juin 2009

Equilibre céleste


Pourquoi le type qui bloque maintenant le trottoir avec sa voiture pour accéder à son garage ne vous a-t-il pas laissé passer avant? Il cherche maintenant les clefs, et vous assigne le rôle de public, coincé entre le mur et les voitures garées. Aucune possibilités d'échapper à sa manoeuvre, puisque justement, le camion poubelle est lui arrêté en double file, donc pas possible de passer entre les voitures (elles sont garées tellement serrées que de toutes façons, cela n’aurait pas été possible, et puis derrière moi et la poussette, il y a maintenant le livreur de gaz a qui il ne faut pas demander de reculer, parce qu’il n’a pas l’intention de bouger d’un cil, d’ailleurs il vaut mieux ne pas lui parler du tout.)

Pourquoi le serveur du restaurant devant lequel vous venez d'attendre 35 minutes pour une place en terrasse (cela en vaut la peine: il y a une paella à la carte du jour) a justement oublié de rayer la paella de l’ardoise et ne vous le dit qu’après avoir pris la commande et apporté (au bout de seulement 17 minutes), l’eau, le pain et l’entrée.


Pourquoi le canapé Karstadt et le parasol Oströt qui étaient pourtant livrables à 15 :53 d’après la page internet d’Ikea (4 canapés et 12 parasols selon la toile) ne le sont-ils plus une fois arrivé au magasin du même Ikea à 16 :38 du même jour? Dommage d’avoir fait exprès appel à un service de camionnette qui est là, lui. « Mais c’est pas grave » nous dit le gentil animateur de ventes en bleu et jaune : « demain, c’est sur, les canapés seront là. Non, ce n’est vraiment pas possible d’un réserver un. Non, même en le payant d’avance. ». Sourire, fin du dialogue.


Et pourquoi l’amie avec qui vous aviez RDV et qui ne peut qu’à 13 :00 et à l’autre bout de la ville, ce qui signifie pour vous un jonglage astronomique entre toutes les choses à faire et finir par courir dans les couloirs du metro pour arriver à l’heure. Mais ouf, gagné, vous arrivez soit en sueur mais à l’heure au café Trucmuche. Pourquoi donc, la dite amie vous appelle-t-elle à 13 :35 pour vous annoncer qu’elle n’arrivera que vers 14 :30 ?


Hmm, pourquoi alors ? Et bien parce que c’est une question d’équilibre : c’est parce qu’hier, au supermarché, la dame avec le caddy bondé a vu que vous n’aviez qu’une bouteille de lait et vous a laissé passer avec un sourire, parce que le pigeon a fait son caca juste à coté de votre table, parce que le métro est arrivé en même temps que vous dans la station, parce que ce matin le ciel était incroyablement bleu et les alouettes volaient haut en poussant leurs cris stridents, en plein festin de moustiques. C’est parce que l’hibiscus que l’on croyait mort vient de refaire, après des semaines de chouchoutage, sa première fleur de la saison, énorme, magnifique. Parce que vous avez réussi à finir de lire votre chapitre avant que le dentiste ne vous fasse passer. Parce que la copine en question est restée avec vous très longtemps, un jour ou ça n’allait pas du tout. Parce que Sarah est venue nous voir une semaine et que c'était très très chouette.

mercredi 24 juin 2009

ceux de Barcelona


Il était temps de commencer, voici donc "notre" Blog, où j'espère ne pas être la seule à montrer les nouvelles photos de nos quotidiens respectifs! mais même si cela devait être le cas... je vous aime quand même!









Ava et Madame Fisch commentent le programme de la journée.